Sons of Kemet – Mes hanches pendues au saxophone.

Par Leslie Merle

Plutôt rare qu’un son jazz m’accroche. C’est ainsi, rien de plus impossible que de forcer l’esprit à se délecter. Ça clique, ou pas.

Mais là. Là, je suis en présence de quelque chose qui éclate. Aux premières notes je me suis imaginée au pied de leur scène, la transe au corps, mes hanches pendues au saxophone. Mes sens, éperdus de mélanges musicaux, n’ont pu qu’être captés par cette fusion de groovy jazz. Du jazz, oui. Des rythmes caribéens en plus.

Ici la formule va comme suit: deux batteries, un saxo, une clarinette, un tuba, du talent. Beaucoup de talent. Des noms du jeune jazz britannique réunis sous un nom égyptien. À l’origine du groupe on trouve Shabaka Hutchings, saxophoniste, clarinettiste, compositeur.

Bien que sans paroles, chaque pièce a son histoire. Shabaka s’inspire de l’Histoire, souvent triste, pour composer. De vies volées, de violences barbares, de personnes à honorer.

Eux-mêmes le disent: leurs concerts mènent à l’hystérie. Je ne peux pas en témoigner mais je le crois, dur comme fer. Cette ambiance orchestrale, la chaleur d’un public, et ça décolle.

Ça a décollé dès le début: le premier album, Burn, gagne un trophée en 2013: le « Best Jazz Act » lors des MOBO Awards. Et ça continue. Leur second album au bien long nom, Lest we forget what we came here to do, paru en 2015, attire les plus jolis mots des critiques.

Encore un bijou musical,  tout dansant et tout jazzy, bien sûr j’adopte.

 

  • Artiste: Sons of Kemet
  • Bandcamp: https://sonsofkemet.bandcamp.com/
  • Albums: Burn (2013) ; Lest we forget what we came here to do (2015)
  • Londres, Angleterre
  • Crédit Photo: zomagazine.com

SonsOfKemet 1000x1000 2

 

Une réflexion sur “Sons of Kemet – Mes hanches pendues au saxophone.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *